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23.4.15

MAISON CHATEAU ROUGE, Le label qui veut redorer l'image de Château Rouge


Après le buzz créé sur les réseaux sociaux en janvier, c'est officiel MAISON CHATEAU ROUGE lance son site et e-shop le 04 mai 2015. 

Enfin!! Je pense que c'est le mot adéquat lorsque l'on parle de Maison Château Rouge. Comme vous, j'étais tombée sous le charme des visuels et tops de cette marque, qui se faisait pourtant toute discrète, malgré le buzz généré autour d'elle.
L'annonce de son lancement officiel le 04 mai risque donc de faire des heureuses, compte tenu du nombre incroyable de demande d'infos que j'ai reçu, suite à la publication de l'une de leur photo sur les réseaux sociaux du blog. Alors ne perdons pas de temps, je vous dit tout!!

Derrière Maison Château Rouge, il y'a deux frères : Youssouf et Mamadou Fofana. C'est Youssouf que j'ai la chance de rencontrer dans un petit Starbucks, du côté de Saint Lazare. Sous son air timide et réservé se cache en fait un jeune homme volontaire, avec des convictions et une sensibilité artistique très forte.



Lorsque je discute avec Youssouf, je comprends très vite que Maison Château Rouge n'est pas juste une énième marque aux jolis design, utilisant du wax ... non c'est bien plus que cela. Pour bien comprendre, il faut retourner au tout début de l'histoire. 
Maison Château Rouge est avant tout un label, s'inscrivant dans un projet social appelé Les oiseaux Migrateurs, créé en 2014 par Youssouf et son frère. Ce projet social met L'Afrique au coeur de ses préoccupations car l'objectif est  "d'être un acteur d'une Afrique responsable et entreprenante et ceci quelque soit l'endroit d'où l'on vient", m'explique Youssouf. 

Avec ses tops estampillés "Château Rouge", Youssouf et Mamadou entendent redorer l'image du quartier africain le plus célèbre de Paris. Pour les non Parisiens, Château Rouge se situe dans le 18ème arrondissement et est considéré comme une petite "little Africa", par le fait qu'on y trouve une concentration de commerces et boutiques proposant des produits (épices, fruits tropicaux,légumes) provenant d'Afrique. L'endroit est connu pour être très animé, avec une forte population immigrée et pour ses boutiques de wax, musique africaine ou salons de coiffure. Cela étant dit, Château rouge a toujours souffert d'une piètre image. Une image si négative que cela en est devenu un lieu commun, ancré dans l'imaginaire collectif.
Et si finalement, tout n'était qu'une question de perspective? Avec son esprit "streetwear" et minimaliste, Les frères Fofana rendent hommage à l'un des lieux les plus emblématique de Paris, qui exprime pour eux d'abord le mélange des cultures et  surtout le vivre ensemble.

Le lookbook de cette première collection capsule est épuré, avec ce grain si particulier que j'adore et shooté bien évidemment à Château Rouge. De même, les tissus wax utilisés proviennent également de commerçants du quartier.
Plus qu'un concept, c'est tout un état d'esprit dont il s'agit avec Maison Chateau Rouge. 







Lorsque Youssouf m'explique, que lui et son frère ont fait le choix de présenter pour la première fois cette collection capsule lors de l'événement "Le Maquis", qu'ils ont organisé dans une friche du 18ème arrondissement, je me dis "mais ils ont vraiment tout compris!!"
C'est intelligent, cohérent et beau... bref je suis conquise!! Vivement le 04 mai!






Credits  : Maison Château Rouge

Site :
www.maison-chateaurouge.com

Réseaux sociaux :
Facebook page
Instagram account

14.11.14

Dis moi d'où tu viens et je te dirai où shopper ...






Maison Château Rouge, cela vous parle? Du moins pas encore, mais c'est le tout nouveau label parisien qui vient de voir le jour, mêlant subtilement univers urbain et streetwear avec du wax. Leurs sweats et t-shirts estampillés "Château Rouge" font déjà le buzz sur les réseaux sociaux. Etre fier d'où l'on vient, de son héritage et de ses racines, car c'est bien de cela dont il s'agit. Ces notions d'appartenance à un lieu, une communauté sont des valeurs de plus en plus plébiscitées par les marques, qui s'en donnent à coeur joie. 

Il suffit de jeter un coup d'oeil au monde du streetwear actuel et notamment parisien pour se rendre compte de la force du phénomène. Rien que dans la mode dite "mainstream", prenez les marques parisiennes telles que Paris Nord, Pigalle, Defend Paris, BWGH (Brooklyn we go hard) ou encore Florette Paquerette (Sweat "Made in chez nous") pour s'en convaincre.

Maison Château Rouge n'est donc pas le premier à rentrer sur ce créneau et encore moins dans le segment de la mode dite afropolitaine ou  afro-urbaine. 
A Paris, on peut citer Le fameux label Africa is the Future, le magazine Fashizblack, qui a lancé une série de T-shirts "Made in " et  La créatrice Sakina M'sa n'est pas en reste avec ses t-shirts et sweats "Barbès mon amour" ou "Goutte d'or je t'adore". A New york, Kukua du blog African prints in Fashion séduit avec ses "african cities" bags estampillés du noms de villes africaines  et la marque Caven etomi en fait de même sur des t-shirts.
A Londres, La marque Mr Garbe célèbre aussi les villes et pays Africains et Afri Tribe l'appartenance à une tribu.










Mais pourquoi un tel engouement général autour de ces notions d'appartenance, surtout sur le segment de la mode afro-urbaine? Ce qui aurait pu n'être qu'un épiphénomène, traduit pourtant bien une réalité sociétale qui se déroule actuellement sous nos yeux.

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'une tendance ne peut s'inscrire dans la durée que si elle répond à de réels  besoins fondamentaux exprimés par les consommateurs. Il n'est pas abusif de dire que les Africains de la diaspora d'aujourdh'ui et surtout de ma génération (j'ai fêté mes 29 ans il y'a 1 mois) vivent un réel retour aux sources, née non pas d'une campagne marketing bien orchestrée par une marque, mais née d'un manque et donc d'un besoin de valorisation de leur héritage culturel. Un besoin d'en savoir et d'en connaître davantage et surtout de le valoriser. Aujourd'hui, on vit le boom du nappysme (valorisation des cheveux crépus), de la mode africaine (explosion du nombre d'african fashion week, de marketplace afropolitains), une ouverture sur  l'art et l'esthétisme africain (Mary sibande, Toyin Odutola ou Yinka Shonibare), on entrevoit de nouveaux rôles-modèles (Richard Turere, Lupita Nyongo, Chimamanda Ngozie Adichie) et depuis 3 ans on vit un renouveau dans le cinéma de genre racontant la ségrégation raciale (avec des films tels que "Twelve year a slave", "Django unchained" ou "La couleur des sentiments" ) etc... Ce ne sont pourtant que quelques exemples parmi tant d'autres mais qui expriment bien l'idée d'un phénomène générationnel en marche bien plus grand, complexe et pluriforme. 

Effectivement, si on en est là aujourd'hui c'est bien à cause de cette génération de la diaspora, éduquée, ouverte sur le monde et fière de sa double culture. C'est bien à cause de cette génération, qui n'a pas attendu que le monde s'intéresse à eux mais qui  a décidé de créer des entreprises, des marques, des médias, des blogs  pour valoriser ce qui ne l'était pas auparavant. Une génération connectée, engagée, qui ose dénoncer des actes de racisme ou stigmatisations ordinaires en parlant d'une même voix (comme le blackface, l'absence de mannequins noirs dans la mode ou encore l'article de Elle sur la "blackgeoisie"). Une génération consciente et responsable, qui veut à son échelle contribuer au renouveau du regard porté sur l'Afrique.
C'est bien à cause de ce phénomène générationnel, combiné également à d'autres facteurs, qu'on assiste à une forme de révolution et un retour aux sources des jeunes Africains de la Diaspora. 

A l'école on m'a pourtant parlé de la fameuse génération Y dont je ferais partie, concept de sciences sociales ou concept marketing à vous de choisir. Cette génération Y serait composée de personnes nées entre les années 77 et 97, qui contrairement à leurs parents et grands parents seraient effrontés, impatients, privilégient l'épanouissement personnel à la carrière et font preuve d'altruisme. Ce sont également des consommateurs avertis et informés.
Je pense qu'il pourrait être intéressant, d'un point de vue sociologique, d'établir au sein même du concept de génération Y une strate supplémentaire  : la génération A , pour génération afropolitaine. Car cette partie de la population a son histoire propre, liée à l'immigration et à ses racines africaines, qui expliquent aujourd'hui son comportement. 

Voila donc l'une des raisons pour laquelle, selon moi, cette tendance des t-shirts sur le thème de l'appartenance rencontre l'adhésion du public, car elle touche en plein coeur cette génération. Cette tendance mode ne peut donc que se renforcer, car le succès engendre de l'opportunisme et nourrit des réflexions et actions marketing en vue de faire perdurer la tendance. 

Cela étant dit, sur une note plus légère, je vous avouerais que personnellement j'ai craqué pour le t-shirt "Barbès mon amour" et les "african cities bag" d'African prints in Fashion. Ce sac m'a suivi tout le long de mon voyage en Tanzanie, du cratère du Ngorongoro (que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous) aux plages de Zanzibar. D'ailleurs, je vous en reparle très vite de ce voyage!




8.5.12

BARBES City - The place to be pour acheter du WAX


Olaa,
Je re-poste un ancien article, car la question m'est souvent encore poser : Où acheter du wax?


Rue Poulet

37 rue des Poissonniers

Rue des Poissonniers


My purchases


30 rue Poulet

L'endroit incontournable pour acheter du tissu africain à Paris, c'est bien entendu à Barbès/Château Rouge.

Je suis allée à Barbès city aujourd'hui pour acheter du wax(C'est The place To Be lorsque tu veux acheter des produits africains), du faux bien sur... Je ne suis pas encore prête à mettre 80€ dans un vrai du type Vlisco, du moins pas aujourd'hui :-). Comparé au Marché Saint-Pierre, le wax à Barbes est moins cher (15€ les 5,46mètres donc 2,75€/m), il y'a carrément plus de choix et la qualité semble être meilleure.

Il y'a également les magasins TOTO, qui vendent du tissu africains. Ils ont pas mal de magasins disséminés dans la capitale. J'aime bien le Toto de Barbès. En termes d'itinéraires, généralement après avoir fait le marché St Pierre, je passe par Toto puis je descend à chateau Rouge.
Clicker ici pour voir le Toto le plus proche de chez vous : http://www.toto.fr/magasin-toto-ile-de-france.php

I went to Barbès city today(the place to be if you want African products) to buy some wax fabrics, fake wax of course... I'm not willing to spend 80€ for a real one at least not today :-) . Compared to the Marché Saint Pierre, African fabrics in Barbès are less expensive ( 15€ for 6 Yard =5,46 meter, so 2,75 the meter), there are much more choice and the quality seems to be better.

There are also Toto, which sell African fabrics and have a lot of shops in Paris. I like Barbès Toto shop!
Where to find Toto in Paris :  www.toto.fr/magasin-toto-ile-de-france
In a TOTO Shop





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