16.7.16

LA PETITE HISTOIRE DERRIERE NOS TOTEBAGS



Notre campagne de crowdfunding s'achève dans quelques heures (https://fr.ulule.com/nothing-but-the-wax/) et je me devais de vous raconter la petite histoire derrière nos totebags.


Lorsqu'on a commencé à préparer ce crowdfunding et à réfléchir aux contreparties, il ne faisait aucun doute dans mon esprit qu'il fallait qu'on fasse des totebags en wax avec "Nothing But the Wax" inscrits dessus. Au début, lorsque j'en ai parlé, on m'a prise pour une nana un peu perchée lol, car en plus d'être en wax et sérigraphiés, je voulais qu'on les fasse nous-mêmes.  Pour moi, ces totebags renferment toute une symbolique.





- D'abord, parce qu'on les a confectionné avec des tissus que j'ai accumulé dans mes placards depuis le lancement de mon blog en 2010. Achetés à Château Rouge ou durant mes voyages, certains wax viennent de Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Congo et d'autres de Helmond au Pays-Bas dans la boutique même de Vlisco. Les khangas, eux, je les ai achetés à Zanzibar lors de mon roadtrip en Tanzanie il y'a 2 ans. 

L'intégralité des tissus que j'avais ont servi à confectionné ces totebags et pochettes. C'est simple, aujourd'hui je n'en ai plus aucun chez moi, ni même sur mon bureau (manque de tissus oblige).
Chez moi en Côte d'Ivoire, en particulier dans mon ethnie (les Attiés), chaque grand évènement de la vie (naissance, mariage, décès etc..) est l'occasion d'offrir du pagne. Tout ce wax accumulé tout au long de l'existence de ce blog, devait forcément vous revenir. C'était une évidence! J'ai le sentiment de tourner une page pour mieux en ouvrir une nouvelle. Maintenant, je n'ai qu'une hâte, c'est de reconstituer un nouveau stock avec la naissance du nouveau média.





 

- Ensuite, il fallait que ces totebags en wax soient reconnaissables et se différencient de n'importe quel totebag en wax présent dans le commerce, d'où l'importance de les sigler "Nothing But the wax". 
Ces dernières années, vous êtes nombreux à m'avoir arrêté dans la rue et à chaque fois vous m'avez comblé de mots doux, d'encouragements et d'une belle énergie positive. J'ai eu envie de faire la même chose avec vous : Croiser quelqu'un dans la rue avec le totebag Nothing but the wax voudra dire qu'il fait parti des contributeurs de notre crowdfunding. Mais cette fois-ci, c'est moi qui vais vous arrêter dans la rue pour vous dire tout mes remerciements du fond du coeur.





- Enfin, ces totebags renferment une réelle technicité.  Réaliser 10, 20, 30 totebags c'est facile. Par contre, en faire 200 voire 300 ce n'est plus la même partie de rigolade. C'est un travail titanesque, qui requiert une rigueur et résilience qui n'aurait pu être possible sans l'aide de Faïza Saïd, notre chef d'atelier. Faïza est une brillante étudiante à La Fabrique, une école de mode et design réputée à Paris et à l'international. Quand je lui ai parlé de mon idée de totebag, elle m'a tout de suite proposé d'en gérer la confection. C'était à la fois une belle occasion de mettre en pratique ce qu'elle avait appris à l'école (en mettant en place une mini-chaîne de production) et une belle preuve d'amitié et de soutien pour ce projet.



Le travail préparatoire : 





On en arrive à la technique! En excellente professionnelle, Faïza nous a réalisé un travail préparatoire de fou! Après discussion pour déterminer les caractéristiques du produit (taille du totebag, type et taille des anses), Faïza a d'abord réalisé des prototypes. Une fois ces derniers validés, elle a récupéré tous les tissus pour en mesurer la quantité totale, puis a dessiné les patrons sur un logiciel dédié. Sur une table à découpe, à l'aide de gabarits, elle a pu découper précisément chaque pièce du totebag pour perdre le moins de matière possible. Pour vous donner une idée de l'importance de ce travail préparatoire,  si l'on schématise, il nous aura fallu 10% du temps pour réfléchir le produit, 40% du temps pour découper les tissus. 








Une fois ce long travail réalisé, nous l'avons aidé à pré-former les anses en les repassant.












 

La chaîne de production : 


Une fois ce travail préparatoire réalisé, on passe aux choses sérieuses avec la couture! Compte tenu des quantités à réaliser et du facteur temps, il était nécessaire de mettre en place carrément une chaîne de production pour être efficace. Cette chaîne de production, Faïza l'a pensé en tenant compte de notre manque d'expérience et du nombre de machines à coudre disponible. Au gobal, La couture représente 50% du travail incluant également le repassage des totebags finis + épluchage des fils qui trainent. 

Comme vous pouvez le voir, c'est un travail de longue haleine! Ces totebags sont vraiment collectors car comme vous vous en doutez, ce n'est pas notre coeur de métier au sein du média, on n'en refera pas de si tôt c'est sûr.

Je tenais à remercier Faïza pour son travail d'une qualité sans nom!! 
Grâce à elle : 
  • tous nos contributeurs vont avoir de super totebags hyper quali
  • j'ai découvert l'envers du décor d'une chaîne de production et même de nouveaux mots (comme "un réglé", "une tubulaire").
Avec un tel talent, une motivation et ambition sans borne, je ne doute pas que Faïza fasse partie, dans les années qui viennent, de cette future génération d'industriels textile africains. En tout cas, c'est tout le mal que je lui souhaite!

Merci également à toute l'équipe, mais aussi tous ceux qui se sont proposés spontanément de venir nous aider! Nos contributeurs sont vraiment incroyables!! La prochaine étape après la couture, c'est la sérigraphie. Je vous en parle très vite dans un un autre post. En attendant, il ne vous reste plus que quelques heures pour soutenir notre projet ici : http://fr.ulule.com/nothing-but-the-wax/







8.7.16

DE SUPERS PROJETS A SOUTENIR!!







Hey,
Je voulais partager avec vous de super projets de crowdfunding à soutenir. Moi-même j'en fait actuellement un ici et je comprend d'autant plus l'importance de parler et partager ses coups de coeurs. Cela peut permettre une plus grande visibilité et donner la possibilité à des projets de voir le jour. Alors si des projets vous tapent dans l'oeil, alors partagez, participez et parlez-en autour de vous!



NAWERI



Naweri est une jolie marque de maroquinerie aux influences bohèmes et mettant en avant les tissus traditionnels indiens. Toutes les pièces sont confectionnées main en Inde et les tissus sont également indiens. Conçu comme une pré-vente, les fonds récoltés lors du crowdfunding vont permettre à la marque de financer le lancement de sa prochaine collection de sacs bi-matières (cuir + tissu traditionnel indien). 



J'ai un gros coup de coeur pour les créations et surtout pour Marie-Georgy la créatrice de la marque. Précédemment chef de projet marketing, Marie-Georgy a tout plaqué pour se lancer dans l'entrepreneuriat et vivre son rêve. Cela va bientôt faire 6 mois que l'on se connait et que l'on se voit presque tous les jours car nous sommes dans le même espace de co-working à travailler, s'entraider, rigoler, pleurer, partager!! Son projet est à l'image de ce qu'elle est : pétillante et authentique!
Alors si comme moi vous avez un coup de coeur, c'est le moment de soutenir son projet : https://fr.ulule.com/naweri-collection/ 

  














LITTLE AFRICA



Little Africa lance "Le city guide Afrique à Paris", un guide touristique de poche pour découvrir à travers ses restaurants, musées, mode et littérature L'Afrique à Paris. Afin de financer l'impression du guide en 2 000 exemplaires, ils ont besoin de vous ici : https://www.kisskissbankbank.com/city-guide-de-l-afrique-a-paris 
Super idée, super projet et les contreparties sont canons en plus!




AMAHLE




Amahlé est une marque de bijoux d'inspiration africaine, confectionnée par des artisans en Afrique du Sud et basée à Paris. Créée par Carole et Chloé, les jeunes femmes ont quitté leur job respectif dans le conseil pour se lancer dans l'entrepreneuriat. Amahlé c'est à la fois une histoire d'amitié et une passion pour l'artisanat, la mode et culture africaine.

Afin de financer leur première collection inspirée par l'art Ndebele, Carole et Chloé ont lancé une opération de crowdfunding sous forme de pré-commandes à soutenir ici : https://fr.ulule.com/amahle-bijoux/ 

LE QUATRE HEURE



Le Quatre heures est un site d'information qui raconte notre époque en grand format, avec des reportages de terrains multimédias. Leur particularité : proposer du Slow information, en proposant 1 sujet par mois, le premier mercredi à l'heure du goûter. Ce média, créé à l'origine par des étudiants en journalisme est une vraie pépite dans le monde des médias. Je les connais bien car j'ai eu la chance d'être lauréat à leur côté pour entrer dans l'incubateur Media Maker.
Afin de financer le développement technique de leur site pour qu'il soit lisible en version mobile, ils ont lancé une campagne de crowdfunding à soutenir ici : https://www.kisskissbankbank.com/le-quatre-heures-a-besoin-de-beurre

7.7.16

LE CROWDFUNDING, UNE EXPERIENCE RICHE ET INTENSE EN EMOTIONS!



Il y a quelques semaines, je lançais avec peur et excitation une campagne de crowdfunding Ulule ici https://fr.ulule.com/nothing-but-the-wax/ . Je dois avouer que je m'attendais à tout sauf à vivre une expérience aussi intense émotionnellement!

Pendant 2 mois, avec mon équipe nous avons travaillé sans relâche pour être prêt pour cette campagne de crowdfunding. On y a mis une énergie et abnégation incroyable, mais aussi notre créativité, sensibilité et parti-pris... bref on a posé notre coeur sur la table. 


D'un point de vue technique et logistique, nous étions parées à tout, prêtes à rentrer dans l'arène du crowdfunding et à livrer bataille sans coup férir. Sauf que d'entrée de jeu, nous nous sommes pris une belle claque. 2 jours seulement après le lancement de la collecte, nous atteignions déjà 40% de l'objectif... Une claque monumentale et d'une intensité émotionnelle assez dingue, d'autant que seul la famille et les amis avaient eu accès au lien du crowdfunding. 

C'est simple, j'ai chialé comme une madeleine durant les premiers jours de ce crowdfunding. Je prenais conscience que la famille, les amis, les connaissances, les followers des réseaux sociaux et vous chers lecteurs du blog faisiez bien plus que donner de l'argent. Vous nous donniez tout simplement de l'amour, de la bienveillance, du soutien, un coup de pouce, votre confiance... c'est beau, fort et si intense, que seule la méditation arrivait à canaliser toute cette énergie positive que je recevais... Que voulez-vous? Derrière ce petit écran froid se cache un être sensible :-). 


Vous savez quoi? Et bien, ce n'est pas la seule claque que je me suis prise!
De voir notre campagne de crowdfunding soutenue par nombre de médias et blogs afros, dont Fashizblack, Fields Mag, Africa Fashion Guide, African Prints in Fashion, Pagnifik, Le monde du Wax etc..., par des femmes talentueuses telles que Loza Maléombho, Fatou N'diaye, Sarah Diouf, Paola-Audrey N., Laura Eboa Songue, Amandine Gay ou encore Rokhaya Diallo, vous ne pouvez pas savoir le bonheur que j'ai ressenti... L'adage, qui voudrait que la communauté noire ne soit pas solidaire entre elle et qui persiste dans nos inconscients collectifs ne s'est pas vérifié. J'ai vécu, comme jamais auparavant, une expérience intense de sororité. Et rien que pour cela Merci!!!    


PS : La campagne de crowdfunding n'est pas finie!
Au moment où j'écris ces mots, nous en sommes à 115% et ne sommes plus très loin de notre objectif de 133%. Continuez à parler du projet,  nous avons besoin de vous pour aller plus loin et réaliser des reportages de terrain en France comme à l'étranger https://fr.ulule.com/nothing-but-the-wax/ .
N'oubliez pas également de vous inscrire à la newsletter sur le site : www.nothingbutthewax.com


Credits : Thomas Smaïle
D.A : Fanny Kara-Mohamed / Nothing But the Wax
Mannequins : Taïna Kazu / Oumou Ly

5.6.16

POURQUOI JE LANCE UNE CAMPAGNE DE CROWDFUNDING?








Après l'avoir annoncé sur les réseaux sociaux et montré de temps à autre les coulisses de cette préparation, je vous l'annonce officiellement : JE LANCE UNE CAMPAGNE DE CROWDFUNDING SUR ULULE.


Lorsqu'on m'a dit qu'il fallait bien 3 mois de préparation en amont, franchement, je n'y croyais absolument pas. Maintenant que la préparation est finie, donc 2 mois plus tard... Je vous le confirme c'est énormément de travail, mais qu'est-ce que c'était fun, intense et créatif!! Alors, avant de vous dire pourquoi je lance cette campagne de crowdfunding, le plus important est d'abord d'expliquer pourquoi je passe d'un blog personnel à un média en ligne grand public.

Pourquoi passer d'un blog personnel à un média en ligne grand public?
Cela fait 12 ans que je suis et lis assidument la blogosphère noire française et américaine. J'avais 18 ans lorsque j'ai commencé et pour la jeune fille que j'étais, plus que de la simple lecture c'était une mine d'informations, de conseils et une réelle ressource intellectuelle ... "some good food for my soul" comme diraient les Américains. A une époque où il n'y avait vraiment pas de représentation de la femme noire dans l'espace public, dans la presse féminine et les médias traditionnels, qu'est-ce que c'était jouissif de trouver sur internet des forums, des blogs où d'autres jeunes filles exprimaient des sujets qui me concernaient, qui me parlaient et m'interpellaient.  Il y'avait enfin un espace où la femme noire que j'étais se sentait incluse. Cette blogosphère noire française/américaine a joué un rôle central pour beaucoup d'entre nous en termes de représentation et surtout d'estime de soi. Pour moi, sans même s'en rendre compte cette blogosphère noire faisait tout simplement du blogging citoyen, une sorte de contre-pouvoir face à des médias traditionnels dans lesquels nous n'étions définitivement pas incluses.

Je me suis mise à blogguer à mon tour quelques années plus tard. J'étais tombée avec passion et amour dans la marmite du wax, puis de la mode africaine. Ce blog a été mon espace, mon cocon, une facette de mon exploration personnelle sur l'identité, l'africanité, sur la révolution qui se passait au sein de notre génération et sur ce qu'elle disait de nous. Cette exploration intellectuelle m'a accompagné durant toute ces années. Elle a trouvé son point culminant lorsque j'ai décidé de faire du journalisme. Je ne vous dis pas les rires moqueurs de certains, c'était limite si on ne me disait pas "Non, mais Allo? T'es blogueuse et tu veux devenir journaliste?" Comme si nous n'étions régis et définis que par un statut, un rôle, un carcan duquel on ne peut se défaire. Pour moi, le journalisme était surtout un moyen et non une finalité. Un moyen pour raconter des histoires qui me semblaient importantes, des histoires liées à cette jeunesse africaine et de la diaspora qui se réveille, agit et crée ses propres paradigmes, s'affirme à travers la mode africaine, l'art et la beauté. 




Après ma formation de journalisme à la Street School (inscription en cours ici) , j'ai commencé à traîner ma plume à droite à gauche, dans la presse en ligne et papier. Je me suis même essayée à la radio et à la réalisation de documentaire. Ce qui m'importait c'était à chaque fois de choisir le meilleur médium qui mettrait en valeur l'histoire que je voulais raconter (Afropunk paris en vidéo ou "J'ai perdu ma langue" en radio). Chaque article, histoire que j'ai pu écrire ou réaliser pour les médias traditionnels a eu un écho considérable. Je me rendais compte que ce que j'écrivais avait un réel impact sur les gens, il ne s'agissait plus de ma simple exploration personnelle, mais une exploration qui devenait limite d'utilité publique. 
Faire de mon blog un véritable média m'est apparue comme une évidence pour apporter davantage de diversité dans ce paysage médiatique français, pour mettre sur la table de nouvelles perspectives, raconter des histoires qui n'ont pas encore été racontées à travers le prisme de la mode africaine, la beauté noire et la culture afropolitaine. 
Le blog est devenu trop petit, pas assez ergonomique pour ce que je veux faire. Je n'ai pas touché un seul cheveu de son design depuis 2010, autant vous dire qu'il est très old school! Mais au-delà de la forme, le fond ne sera plus vraiment le même car l'idée n'est plus de partager une opinion mais bien de donner de l'information à travers des reportages, des entretiens, portraits etc... faire du journalisme tout simplement.


Pourquoi lancer une campagne de crowdfunding?

Une campagne de crowdfunding c'est quand même l'épreuve du feu : çà passe ou çà casse! Cela dit, c'est pour moi la plus belle manière de vous inclure totalement dans cette nouvelle aventure. 
Lorsque j'ai lancé le blog, j'avais cette impression très "fleur bleue" de jeter des bouteilles à la mer chaque jour où j'écrivais un article. Ce que j'ai mis du temps à saisir, c'est que vous étiez nombreux à aller à la pêche récupérer ces bouteilles. Vos messages, vos mails, votre soutien et votre nombre ne cesse de grandir. MERCI pour tout cet amour! Ce blog a démarré avec vous, la suite ne peut se poursuivre qu'avec vous. Alors si le projet vous plaît, vous intéresse, participez et partagez autour de vous cette campagne. 

Faire une campagne de crowdfunding,  c'est aussi une vrai campagne de communication. C'est à la fois une opportunité et une belle excuse pour aborder la presse et faire parler du projet. Je ne vous en dis pas plus, sachez que la campagne démarre cette semaine et on vous promet de belles surprises, dans une ambiance colorée, ludique, créative et engagée! 

Credits : Adama Anotho

4.6.16

MON RETOUR D'EXPERIENCE SUR L'INCUBATEUR MEDIA MAKER



Il y'a quelques mois, l'incubateur Media Maker prenait fin. Comme une pépinière pour les start-up, le but est d'accompagner des jeunes gens ayant un projet de création d'un média, de l'idée jusqu'à sa réalisation finale. Désignée parmi les lauréats de cette première promotion, aux côtés du Quatre Heures et de BuG Magazine,  j'ai pu bénéficier de cet accompagnement pour lequel je vous fais un feedback.

Media Maker est une initiative lancée par le site d'information Streetpress, qui veut apprendre aux personnes motivées comment créer leur propre média. A l'instar de la Street School, qui forme gratuitement de jeunes gens aux journalisme, Media Maker est en quelque sorte son pendant , en prenant cette fois-ci un nouvel angle : celui du journalisme-entrepreneuriale. 

Avant le démarrage de l'incubation, toute une série de tables rondes a été organisée sur de nombreux thèmes liés au monde des médias. Même si certaines table-rondes ressemblaient à de vrais débats d'experts stricto sensu, ceux-ci avaient quand même l'avantage de donner quelques clés de compréhension des problématiques et enjeux actuels qui ont cours. Bon, j'avoue que certains débats dépassaient parfois le simple cadre de l'état des lieux, pour être de vrais échanges philosophiques voire "journalo-futuristes". Je repense en l'occurence au débat d'anthologie sur le podcast à la gaîté lyrique...  
Un collector!

Après avoir été sélectionnée parmi une centaine d'autres projets, j'ai pu pitcher mon idée devant un jury de professionnels. Ces derniers l'ont désigné à l'unanimité comme lauréat, aux côtés du Quatre heure et de Bug Magazine. Je ne vous raconte pas la joie et l'émotion que j'ai ressenti! C'est une chose de blogger, cela en est une autre de vouloir en faire un média grand public. On a beau croire en la pertinence de son projet, sa faisabilité et viabilité, le fait que qu'il ait été choisi à l'unanimité par les professionnels donne un coup de boost et élève encore plus la confiance en soi.
 Une fois dans l'incubateur, fini le débat philosophique pour rentrer dans le "dur":  Quelle est la ligne éditoriale choisie? A qui le média s'adresse-t-il? pour quel modèle économique? Nous avons rencontré tour à tour des professionnels qui ont jeté un oeil à nos projets et nous ont fait leurs retours d'expériences et donné pas mal de conseils.

De manière générale, l'expérience Média Maker a été riche et intense. Il faut savoir accepter les critiques, prendre aussi du recul et adapter certains conseils à son projet. J'ai appris beaucoup de choses sur un laps de temps assez court,  reçu énormément de feedback et étoffé mon réseau. Pour moi, ce cadre a été très bénéfique pour maturer le projet,  me remettre en question, puis me poser les bonnes questions. L'incubateur m'a permit également de mieux appréhender le secteur de la presse en ligne et de faire évoluer plus vite mon projet. 
Il y'a quelques semaines, je répondais à une interview pour RFI l'atelier des médias, où je donnais déja un premier feedback à écouter ici (mon intervention à partir de 2min57) : http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/media-maker-retour-incubateur-medias-streetpress?context=featured

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez déja qu'avec mon équipe nous préparons une campagne de crowdfunding.  Je vous en reparle très très vite!


2.6.16

"AFRICAN BARBIE" BY XO ASANTE



Voici un coup de coeur que je voulais partager avec vous! Il s'agit de la nouvelle collection de la marque  XO ASANTE intitulée "African Barbie. Le nom de la marque ne vous dit sûrement rien au premier abord, mais il s'agit du nouveau nom de RUE 114, la marque new yorkaise qui habille toutes les femmes.  
Créé en 2012 par Serwah Asante, la jeune femme s'est toujours inspirée de ses racines ghanéennes pour proposer des collections mêlant wax, tissus classiques ou motifs adinkra (symboles emblématiques du Ghana).

Avec cette dernière collection, Serwah Asante met à l'honneur le tye & die dans un univers résolument pop,  sur des coupes ultra féminines et célébrant les courbes. Les hommes ne sont pas en reste, puisque la marque propose pour la première fois quelques pièces pour eux.

Aujourd'hui, même si le monde entier semble se polariser autour du wax comme emblème majeur de la mode ou culture africaine,  l'Afrique est riche de bien d'autres tissus et étoffes qui méritent pareille exposition. C'est vraiment agréable de trouver des marques qui ne tombent pas dans le diktat du wax à tout prix, car le monde a décrété que c'était la tendance de l'été, pour offrir d'autres perspectives.

Le futur média a beau s'appeler Nothing But the Wax,  on continuera comme toujours à vous faire découvrir de nouveaux talents, ceux qui proposent une nouvelle définition de l'esthétique africaine et ceux qui ré-interprètent avec créativité et esprit les tissus africains. 












credits  : Mo Mbay

10.5.16

LA BONNE ACTION DU JOUR : DE BEAUX PROJETS À SOUTENIR






De beaux projets fleurissent actuellement sur les réseaux de crowdfunding, qui méritent un coup de projecteur. Voici ma sélection  : 

  • JE PARLE LE BASSA 2.0



Je parle le bassa 2.0 est une plateforme interactive et participative lancée par Stéphie-Rose Nyot Nyot, qui a pour but d'apprendre aux lecteurs les bases du bassa, une langue/ethnie du Cameroun. L'objectif de la campagne est de pouvoir financer le développement de nouveaux outils pédagogiques, tels qu'une application mobile ou un site internet bilingue. Ce projet me parle, d'autant plus que j'ai réalisé un reportage pour Arte adio dans lequel j'évoque justement, par le biais de ma propre expérience, un mal qui touche beaucoup de jeunes gens de la diaspora : la perte de la langue natale. C'est un vrai sujet de société qui mérite d'être étudié et pris à bras le corps, car il pose des questions et met en évidence de réels enjeux en termes de transmission et du devenir de nos langues africaines. Bien au-delà d'une langue que l'on perd, c'est aussi toute une richesse culturelle qui se meurt. C'est vraiment encourageant de voir ce type d'initiative éclore, en espérant que cela puisse en engendrer de nouvelles dans son sillage. 
Pour leur donner un coup de pouce, c'est ici : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/je-parle-le-bassa-2-0 



  • MARCHE BOUCOTTE


Avec ses teddys, crop top et ses beaux visuels, Marché boucotte semble à première vue être une marque comme les autres. Et pourtant, il s'agit d'une marque 100% solidaire, dont l'intégralité des bénéfices sert au financement des programmes sociaux de l'association Futur au Présent, qui agit au Sénégal.
Astrid et Simon gèrent la direction artistique de la marque, qui est produite à Ziguinchor par un atelier de tailleurs.  Je trouve ce projet vraiment intéressant, car il montre à la fois comment la mode peut servir de modèle économique à un projet associatif et également rapprocher les cultures. 
L'objectif de la campagne est de pouvoir financer le développement de la marque et d'une nouvelle collection.
Pour les soutenir, c'est ici : https://fr.ulule.com/marche-boucotte/ 

  • DOZA


Doza est une plateforme qui promeut l'artisanat et le design sud-africain. Après avoir sillonné pendant près d'un an l'Afrique du Sud, Baptiste et Benjamin ont décidé de créer une plateforme pour mettre en avant les créateurs pour lesquels ils ont eu un coup de coeur. Pour autant, leur plateforme n'est pas une marketplace à proprement parler, il s'agit plutôt d'un crowdsourcing, c'est à dire une plateforme en ligne de production participative, sur laquelle le public pourra soutenir le travail des créateurs, en participant à des campagnes de pré-commandes éphémères. L'objectif de la campagne est de financer justement le développement de la plateforme en ligne.
Pour les soutenir, cela se passe ici : https://fr.ulule.com/we-doza/  

  • BLEDARDISE


Bledardise est une marque de vêtements afropolitaine,  basée à Lyon et lancée par Wilfried Essomba Kede. Plus connu sous le blaze de "Blingcool le Bledard", nom du blog qu'il avait créé, Wilfried a fait les beaux jours de la blogosphère afro avec ses billets mêlant humour et riches anecdotes d'un jeune bledard en Europe. Cet humour, qui jouait avec les clichés et expressions africaines, se retrouve également dans l'univers de sa marque et sa communication.
L'objectif de la campagne Ulule est de financer la tenue d'un pop-up store sur Paris. 
Pour lui donner un coup de pouce, cela se passe ici : https://fr.ulule.com/bledard-thenewcool/

2.5.16

ET SI ON PRENAIT LE RISQUE DE VIVRE NOS REVES?




Me revoilà de retour sur le blog, après quelques mois de travail dans l'incubateur Média Maker. Comme vous avez pu le constater, les articles se sont fait rares par ici, mais je vous promets c'était pour la bonne cause! L'incubateur a été riche d'apprentissage, intense en émotions et bénéfique dans la concrétisation de mon projet qui est de : Transformer Nothing But the Wax en un véritable média. C'est à la fois un vrai changement dans la vie du blog mais également dans ma vie tout court.

Je me suis toujours dit qu'il fallait être un peu fou, quand même, pour se lancer dans l'entrepreneuriat, car ce n'est clairement pas une voie facile. Quitter sa zone de confort, pour aller dans l'inconnu voire dans les tracasseries, cela fait quand même peur. Mais après avoir quitter mon job d'auditeur financier pour faire du journalisme freelance, tout en blogguant depuis ces 5 dernières années, au fond sans le savoir, c'est comme si j'avais tracé mon propre chemin pour arriver petit à petit à cette évidence : créer mon propre média.




Alors oui je le confirme, alors-même que je viens à peine de mettre un pied dans le monde de l'entrepreneuriat, ce n'est pas facile. Pour autant, cela ne m'arrête pas vraiment, car le plaisir de travailler à la concrétisation de mon rêve, d'être dans un domaine qui me passionne et me prend aux tripes, ce sentiment est juste incroyable, me donne des ailes et dépasse les éventuelles peurs ou difficultés. Ce sentiment également de se savoir à sa place, en accord total entre ce que je suis, ce que je fais et ce que prône est juste indescriptible.
Honnêtement, qu'est-ce que je risque? A part le risque de vivre mon rêve ou au pire d'avoir quand même essayé.

Il y' a encore quelques mois, j'étais juste une bloggueuse qui parlait de mode africaine sur son blog et une jeune journaliste au désir d'apporter d'avantage de sujets afrocentrés dans les médias traditionnels. Aujourd'hui, je suis une jeune rédac Chef, entourée d'une équipe d'une dizaine de personnes (rédacteurs, contributeurs, photographe freelance etc...), prêt à vivre cette aventure  et me suivre dans ce projet fou!

C'est un vrai tourbillon que je vis, je l'avoue. Alors durant cette phase de transition, du blog au média, je vais partager avec vous les coulisses de ce qui se passe, vous présenter mon équipe, le projet et également mon retour d'expérience de jeune entrepreneur dans le monde des médias. D'ailleurs, je vous fais un feedback détaillé de comment était l'incubateur Media Maker  dans un prochain post.

Credits  : Christopher Mann

23.2.16

ESMOD TUNISIE LANCE LE CONCOURS "SO WAX" AU CAMEROUN






Esmod Tunisie vient de lancer le concours "So wax" à l'adresse des étudiants ou futurs étudiants du Cameroun, désireux de faire connaître leur talent en matière de création et innovation dans le secteur de la mode.

Pour la première fois, Esmod Tunisie lance un concours pour permettre à des créatifs camerounais de montrer leur talents. Les lauréats gagnent l' accès à la gratuité de la formation "stylisme et modélisme" d'une durée de 3 ans, dispensée par l'école. Le thème choisi pour cette première édition est "So Wax" et tourne donc sur l'utilisation du wax comme matière textile de base.
"Notre première motivation est de renforcer le secteur de la formation aux métiers de la mode en Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement au Cameroun. le choix du Cameroun n'est pas fortuit dans la mesure où les camerounais représentent la majorité des étudiants étrangers de l'école et que notre présence y est la plus ancienne, puisque nous nous y déplaçons régulièrement depuis plus de 20 ans.", explique Nabil Rassas, directeur opérationnel d'Esmod Tunisie et l'un des instigateurs du projet.

La formation est l'un des piliers central à développer pour permettre un essor mondial de la mode et de l'industrie textile africaine. Pour Nabil Rassas, la mode représente également un vecteur important de développement économique pour les pays africains à ne pas négliger. "Le secteur de la mode et habillement en Afrique possède un potentiel très important en termes d'emploi et de retombées économiques à l'échelle des pays africains, mais aussi à l'échelle internationale, au vu de la mondialisation du marché de la mode et la forte demande qui existe. L'accès à ce marché dépend en grande partie de la variété, technicité et compétitivité des produits de mode, d'où l'importance cruciale de la formation pour former des professionnels possédant la maîtrise technique nécessaire pour des produits de qualité remplissant des conditions de compétitivité en termes de coût, tout en offrant des produits riches et variés."

Le concours est limité pour le moment au Cameroun, sorte de pays pilote, mais Esmod Tunisie n'exclut pas l'élargissement à d'autres pays dans une seconde phase. Cette initiative est un bel exemple du développement des relations Sud-Sud, dans un domaine ou les pays du Maghreb tels que la Tunisie ou le Maroc possèdent une véritable expertise en matière de confection textile.

Clôture des inscriptions le 5 mars 2016. Pour s'inscrire ou pour obtenir plus d'infos sur le concours : http://www.esmod.com.tn/reglement/ 

15.2.16

LA BONNE ACTION DU JOUR : "TOGO SOUL 70"







Togo Soul 70, c'est le projet documentaire initié par la journaliste-réalisatrice Liz Gomis et Julien Lebrun, fondateur du label Hot Casa Records. Avec sa caméra, Liz va suivre Julien au Togo, pour raconter en image le parcours de fabrication d'une compile de sons rares de groove afro des années 70's. 

Du "digging" (recherche de sons rares dans le jargon), à la recherche des ayant droits, jusqu'à la rencontre des artistes, le documentaire promet de nous retracer tout leur périple.





Ce travail de recherches voire de fouilles minutieuses, limite archéologiques,  est génialissime pour tous les amoureux des sons grooves africains. C'est un travail d'autant plus important, qu'il nous permet de découvrir des pans cachés de notre héritage culturel,  de découvrir des sons de l'époque post-coloniale et finalement d'en apprendre d'avantage sur notre propre culture. 

Le label de julien est également à l'origine de la superbe compile "Ivory Coast Soul", que je vous conseille!  J'ai d'ailleurs utilisé un son de cette compile pour illustrer mon reportage sonore sur arte radio (ici).

Pour soutenir le projet de Liz et Julien, participez à leur campagne de crowdfunding ici : http://www.kisskissbankbank.com/togo-soul-70 




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