5.6.16

POURQUOI JE LANCE UNE CAMPAGNE DE CROWDFUNDING?








Après l'avoir annoncé sur les réseaux sociaux et montré de temps à autre les coulisses de cette préparation, je vous l'annonce officiellement : JE LANCE UNE CAMPAGNE DE CROWDFUNDING SUR ULULE.


Lorsqu'on m'a dit qu'il fallait bien 3 mois de préparation en amont, franchement, je n'y croyais absolument pas. Maintenant que la préparation est finie, donc 2 mois plus tard... Je vous le confirme c'est énormément de travail, mais qu'est-ce que c'était fun, intense et créatif!! Alors, avant de vous dire pourquoi je lance cette campagne de crowdfunding, le plus important est d'abord d'expliquer pourquoi je passe d'un blog personnel à un média en ligne grand public.

Pourquoi passer d'un blog personnel à un média en ligne grand public?
Cela fait 12 ans que je suis et lis assidument la blogosphère noire française et américaine. J'avais 18 ans lorsque j'ai commencé et pour la jeune fille que j'étais, plus que de la simple lecture c'était une mine d'informations, de conseils et une réelle ressource intellectuelle ... "some good food for my soul" comme diraient les Américains. A une époque où il n'y avait vraiment pas de représentation de la femme noire dans l'espace public, dans la presse féminine et les médias traditionnels, qu'est-ce que c'était jouissif de trouver sur internet des forums, des blogs où d'autres jeunes filles exprimaient des sujets qui me concernaient, qui me parlaient et m'interpellaient.  Il y'avait enfin un espace où la femme noire que j'étais se sentait incluse. Cette blogosphère noire française/américaine a joué un rôle central pour beaucoup d'entre nous en termes de représentation et surtout d'estime de soi. Pour moi, sans même s'en rendre compte cette blogosphère noire faisait tout simplement du blogging citoyen, une sorte de contre-pouvoir face à des médias traditionnels dans lesquels nous n'étions définitivement pas incluses.

Je me suis mise à blogguer à mon tour quelques années plus tard. J'étais tombée avec passion et amour dans la marmite du wax, puis de la mode africaine. Ce blog a été mon espace, mon cocon, une facette de mon exploration personnelle sur l'identité, l'africanité, sur la révolution qui se passait au sein de notre génération et sur ce qu'elle disait de nous. Cette exploration intellectuelle m'a accompagné durant toute ces années. Elle a trouvé son point culminant lorsque j'ai décidé de faire du journalisme. Je ne vous dis pas les rires moqueurs de certains, c'était limite si on ne me disait pas "Non, mais Allo? T'es blogueuse et tu veux devenir journaliste?" Comme si nous n'étions régis et définis que par un statut, un rôle, un carcan duquel on ne peut se défaire. Pour moi, le journalisme était surtout un moyen et non une finalité. Un moyen pour raconter des histoires qui me semblaient importantes, des histoires liées à cette jeunesse africaine et de la diaspora qui se réveille, agit et crée ses propres paradigmes, s'affirme à travers la mode africaine, l'art et la beauté. 




Après ma formation de journalisme à la Street School (inscription en cours ici) , j'ai commencé à traîner ma plume à droite à gauche, dans la presse en ligne et papier. Je me suis même essayée à la radio et à la réalisation de documentaire. Ce qui m'importait c'était à chaque fois de choisir le meilleur médium qui mettrait en valeur l'histoire que je voulais raconter (Afropunk paris en vidéo ou "J'ai perdu ma langue" en radio). Chaque article, histoire que j'ai pu écrire ou réaliser pour les médias traditionnels a eu un écho considérable. Je me rendais compte que ce que j'écrivais avait un réel impact sur les gens, il ne s'agissait plus de ma simple exploration personnelle, mais une exploration qui devenait limite d'utilité publique. 
Faire de mon blog un véritable média m'est apparue comme une évidence pour apporter davantage de diversité dans ce paysage médiatique français, pour mettre sur la table de nouvelles perspectives, raconter des histoires qui n'ont pas encore été racontées à travers le prisme de la mode africaine, la beauté noire et la culture afropolitaine. 
Le blog est devenu trop petit, pas assez ergonomique pour ce que je veux faire. Je n'ai pas touché un seul cheveu de son design depuis 2010, autant vous dire qu'il est très old school! Mais au-delà de la forme, le fond ne sera plus vraiment le même car l'idée n'est plus de partager une opinion mais bien de donner de l'information à travers des reportages, des entretiens, portraits etc... faire du journalisme tout simplement.


Pourquoi lancer une campagne de crowdfunding?

Une campagne de crowdfunding c'est quand même l'épreuve du feu : çà passe ou çà casse! Cela dit, c'est pour moi la plus belle manière de vous inclure totalement dans cette nouvelle aventure. 
Lorsque j'ai lancé le blog, j'avais cette impression très "fleur bleue" de jeter des bouteilles à la mer chaque jour où j'écrivais un article. Ce que j'ai mis du temps à saisir, c'est que vous étiez nombreux à aller à la pêche récupérer ces bouteilles. Vos messages, vos mails, votre soutien et votre nombre ne cesse de grandir. MERCI pour tout cet amour! Ce blog a démarré avec vous, la suite ne peut se poursuivre qu'avec vous. Alors si le projet vous plaît, vous intéresse, participez et partagez autour de vous cette campagne. 

Faire une campagne de crowdfunding,  c'est aussi une vrai campagne de communication. C'est à la fois une opportunité et une belle excuse pour aborder la presse et faire parler du projet. Je ne vous en dis pas plus, sachez que la campagne démarre cette semaine et on vous promet de belles surprises, dans une ambiance colorée, ludique, créative et engagée! 

Credits : Adama Anotho

4.6.16

MON RETOUR D'EXPERIENCE SUR L'INCUBATEUR MEDIA MAKER



Il y'a quelques mois, l'incubateur Media Maker prenait fin. Comme une pépinière pour les start-up, le but est d'accompagner des jeunes gens ayant un projet de création d'un média, de l'idée jusqu'à sa réalisation finale. Désignée parmi les lauréats de cette première promotion, aux côtés du Quatre Heures et de BuG Magazine,  j'ai pu bénéficier de cet accompagnement pour lequel je vous fais un feedback.

Media Maker est une initiative lancée par le site d'information Streetpress, qui veut apprendre aux personnes motivées comment créer leur propre média. A l'instar de la Street School, qui forme gratuitement de jeunes gens aux journalisme, Media Maker est en quelque sorte son pendant , en prenant cette fois-ci un nouvel angle : celui du journalisme-entrepreneuriale. 

Avant le démarrage de l'incubation, toute une série de tables rondes a été organisée sur de nombreux thèmes liés au monde des médias. Même si certaines table-rondes ressemblaient à de vrais débats d'experts stricto sensu, ceux-ci avaient quand même l'avantage de donner quelques clés de compréhension des problématiques et enjeux actuels qui ont cours. Bon, j'avoue que certains débats dépassaient parfois le simple cadre de l'état des lieux, pour être de vrais échanges philosophiques voire "journalo-futuristes". Je repense en l'occurence au débat d'anthologie sur le podcast à la gaîté lyrique...  
Un collector!

Après avoir été sélectionnée parmi une centaine d'autres projets, j'ai pu pitcher mon idée devant un jury de professionnels. Ces derniers l'ont désigné à l'unanimité comme lauréat, aux côtés du Quatre heure et de Bug Magazine. Je ne vous raconte pas la joie et l'émotion que j'ai ressenti! C'est une chose de blogger, cela en est une autre de vouloir en faire un média grand public. On a beau croire en la pertinence de son projet, sa faisabilité et viabilité, le fait que qu'il ait été choisi à l'unanimité par les professionnels donne un coup de boost et élève encore plus la confiance en soi.
 Une fois dans l'incubateur, fini le débat philosophique pour rentrer dans le "dur":  Quelle est la ligne éditoriale choisie? A qui le média s'adresse-t-il? pour quel modèle économique? Nous avons rencontré tour à tour des professionnels qui ont jeté un oeil à nos projets et nous ont fait leurs retours d'expériences et donné pas mal de conseils.

De manière générale, l'expérience Média Maker a été riche et intense. Il faut savoir accepter les critiques, prendre aussi du recul et adapter certains conseils à son projet. J'ai appris beaucoup de choses sur un laps de temps assez court,  reçu énormément de feedback et étoffé mon réseau. Pour moi, ce cadre a été très bénéfique pour maturer le projet,  me remettre en question, puis me poser les bonnes questions. L'incubateur m'a permit également de mieux appréhender le secteur de la presse en ligne et de faire évoluer plus vite mon projet. 
Il y'a quelques semaines, je répondais à une interview pour RFI l'atelier des médias, où je donnais déja un premier feedback à écouter ici (mon intervention à partir de 2min57) : http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/media-maker-retour-incubateur-medias-streetpress?context=featured

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez déja qu'avec mon équipe nous préparons une campagne de crowdfunding.  Je vous en reparle très très vite!


2.6.16

"AFRICAN BARBIE" BY XO ASANTE



Voici un coup de coeur que je voulais partager avec vous! Il s'agit de la nouvelle collection de la marque  XO ASANTE intitulée "African Barbie. Le nom de la marque ne vous dit sûrement rien au premier abord, mais il s'agit du nouveau nom de RUE 114, la marque new yorkaise qui habille toutes les femmes.  
Créé en 2012 par Serwah Asante, la jeune femme s'est toujours inspirée de ses racines ghanéennes pour proposer des collections mêlant wax, tissus classiques ou motifs adinkra (symboles emblématiques du Ghana).

Avec cette dernière collection, Serwah Asante met à l'honneur le tye & die dans un univers résolument pop,  sur des coupes ultra féminines et célébrant les courbes. Les hommes ne sont pas en reste, puisque la marque propose pour la première fois quelques pièces pour eux.

Aujourd'hui, même si le monde entier semble se polariser autour du wax comme emblème majeur de la mode ou culture africaine,  l'Afrique est riche de bien d'autres tissus et étoffes qui méritent pareille exposition. C'est vraiment agréable de trouver des marques qui ne tombent pas dans le diktat du wax à tout prix, car le monde a décrété que c'était la tendance de l'été, pour offrir d'autres perspectives.

Le futur média a beau s'appeler Nothing But the Wax,  on continuera comme toujours à vous faire découvrir de nouveaux talents, ceux qui proposent une nouvelle définition de l'esthétique africaine et ceux qui ré-interprètent avec créativité et esprit les tissus africains. 












credits  : Mo Mbay

10.5.16

LA BONNE ACTION DU JOUR : DE BEAUX PROJETS À SOUTENIR






De beaux projets fleurissent actuellement sur les réseaux de crowdfunding, qui méritent un coup de projecteur. Voici ma sélection  : 

  • JE PARLE LE BASSA 2.0



Je parle le bassa 2.0 est une plateforme interactive et participative lancée par Stéphie-Rose Nyot Nyot, qui a pour but d'apprendre aux lecteurs les bases du bassa, une langue/ethnie du Cameroun. L'objectif de la campagne est de pouvoir financer le développement de nouveaux outils pédagogiques, tels qu'une application mobile ou un site internet bilingue. Ce projet me parle, d'autant plus que j'ai réalisé un reportage pour Arte adio dans lequel j'évoque justement, par le biais de ma propre expérience, un mal qui touche beaucoup de jeunes gens de la diaspora : la perte de la langue natale. C'est un vrai sujet de société qui mérite d'être étudié et pris à bras le corps, car il pose des questions et met en évidence de réels enjeux en termes de transmission et du devenir de nos langues africaines. Bien au-delà d'une langue que l'on perd, c'est aussi toute une richesse culturelle qui se meurt. C'est vraiment encourageant de voir ce type d'initiative éclore, en espérant que cela puisse en engendrer de nouvelles dans son sillage. 
Pour leur donner un coup de pouce, c'est ici : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/je-parle-le-bassa-2-0 



  • MARCHE BOUCOTTE


Avec ses teddys, crop top et ses beaux visuels, Marché boucotte semble à première vue être une marque comme les autres. Et pourtant, il s'agit d'une marque 100% solidaire, dont l'intégralité des bénéfices sert au financement des programmes sociaux de l'association Futur au Présent, qui agit au Sénégal.
Astrid et Simon gèrent la direction artistique de la marque, qui est produite à Ziguinchor par un atelier de tailleurs.  Je trouve ce projet vraiment intéressant, car il montre à la fois comment la mode peut servir de modèle économique à un projet associatif et également rapprocher les cultures. 
L'objectif de la campagne est de pouvoir financer le développement de la marque et d'une nouvelle collection.
Pour les soutenir, c'est ici : https://fr.ulule.com/marche-boucotte/ 

  • DOZA


Doza est une plateforme qui promeut l'artisanat et le design sud-africain. Après avoir sillonné pendant près d'un an l'Afrique du Sud, Baptiste et Benjamin ont décidé de créer une plateforme pour mettre en avant les créateurs pour lesquels ils ont eu un coup de coeur. Pour autant, leur plateforme n'est pas une marketplace à proprement parler, il s'agit plutôt d'un crowdsourcing, c'est à dire une plateforme en ligne de production participative, sur laquelle le public pourra soutenir le travail des créateurs, en participant à des campagnes de pré-commandes éphémères. L'objectif de la campagne est de financer justement le développement de la plateforme en ligne.
Pour les soutenir, cela se passe ici : https://fr.ulule.com/we-doza/  

  • BLEDARDISE


Bledardise est une marque de vêtements afropolitaine,  basée à Lyon et lancée par Wilfried Essomba Kede. Plus connu sous le blaze de "Blingcool le Bledard", nom du blog qu'il avait créé, Wilfried a fait les beaux jours de la blogosphère afro avec ses billets mêlant humour et riches anecdotes d'un jeune bledard en Europe. Cet humour, qui jouait avec les clichés et expressions africaines, se retrouve également dans l'univers de sa marque et sa communication.
L'objectif de la campagne Ulule est de financer la tenue d'un pop-up store sur Paris. 
Pour lui donner un coup de pouce, cela se passe ici : https://fr.ulule.com/bledard-thenewcool/

2.5.16

ET SI ON PRENAIT LE RISQUE DE VIVRE NOS REVES?




Me revoilà de retour sur le blog, après quelques mois de travail dans l'incubateur Média Maker. Comme vous avez pu le constater, les articles se sont fait rares par ici, mais je vous promets c'était pour la bonne cause! L'incubateur a été riche d'apprentissage, intense en émotions et bénéfique dans la concrétisation de mon projet qui est de : Transformer Nothing But the Wax en un véritable média. C'est à la fois un vrai changement dans la vie du blog mais également dans ma vie tout court.

Je me suis toujours dit qu'il fallait être un peu fou, quand même, pour se lancer dans l'entrepreneuriat, car ce n'est clairement pas une voie facile. Quitter sa zone de confort, pour aller dans l'inconnu voire dans les tracasseries, cela fait quand même peur. Mais après avoir quitter mon job d'auditeur financier pour faire du journalisme freelance, tout en blogguant depuis ces 5 dernières années, au fond sans le savoir, c'est comme si j'avais tracé mon propre chemin pour arriver petit à petit à cette évidence : créer mon propre média.




Alors oui je le confirme, alors-même que je viens à peine de mettre un pied dans le monde de l'entrepreneuriat, ce n'est pas facile. Pour autant, cela ne m'arrête pas vraiment, car le plaisir de travailler à la concrétisation de mon rêve, d'être dans un domaine qui me passionne et me prend aux tripes, ce sentiment est juste incroyable, me donne des ailes et dépasse les éventuelles peurs ou difficultés. Ce sentiment également de se savoir à sa place, en accord total entre ce que je suis, ce que je fais et ce que prône est juste indescriptible.
Honnêtement, qu'est-ce que je risque? A part le risque de vivre mon rêve ou au pire d'avoir quand même essayé.

Il y' a encore quelques mois, j'étais juste une bloggueuse qui parlait de mode africaine sur son blog et une jeune journaliste au désir d'apporter d'avantage de sujets afrocentrés dans les médias traditionnels. Aujourd'hui, je suis une jeune rédac Chef, entourée d'une équipe d'une dizaine de personnes (rédacteurs, contributeurs, photographe freelance etc...), prêt à vivre cette aventure  et me suivre dans ce projet fou!

C'est un vrai tourbillon que je vis, je l'avoue. Alors durant cette phase de transition, du blog au média, je vais partager avec vous les coulisses de ce qui se passe, vous présenter mon équipe, le projet et également mon retour d'expérience de jeune entrepreneur dans le monde des médias. D'ailleurs, je vous fais un feedback détaillé de comment était l'incubateur Media Maker  dans un prochain post.

Credits  : Christopher Mann

23.2.16

ESMOD TUNISIE LANCE LE CONCOURS "SO WAX" AU CAMEROUN






Esmod Tunisie vient de lancer le concours "So wax" à l'adresse des étudiants ou futurs étudiants du Cameroun, désireux de faire connaître leur talent en matière de création et innovation dans le secteur de la mode.

Pour la première fois, Esmod Tunisie lance un concours pour permettre à des créatifs camerounais de montrer leur talents. Les lauréats gagnent l' accès à la gratuité de la formation "stylisme et modélisme" d'une durée de 3 ans, dispensée par l'école. Le thème choisi pour cette première édition est "So Wax" et tourne donc sur l'utilisation du wax comme matière textile de base.
"Notre première motivation est de renforcer le secteur de la formation aux métiers de la mode en Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement au Cameroun. le choix du Cameroun n'est pas fortuit dans la mesure où les camerounais représentent la majorité des étudiants étrangers de l'école et que notre présence y est la plus ancienne, puisque nous nous y déplaçons régulièrement depuis plus de 20 ans.", explique Nabil Rassas, directeur opérationnel d'Esmod Tunisie et l'un des instigateurs du projet.

La formation est l'un des piliers central à développer pour permettre un essor mondial de la mode et de l'industrie textile africaine. Pour Nabil Rassas, la mode représente également un vecteur important de développement économique pour les pays africains à ne pas négliger. "Le secteur de la mode et habillement en Afrique possède un potentiel très important en termes d'emploi et de retombées économiques à l'échelle des pays africains, mais aussi à l'échelle internationale, au vu de la mondialisation du marché de la mode et la forte demande qui existe. L'accès à ce marché dépend en grande partie de la variété, technicité et compétitivité des produits de mode, d'où l'importance cruciale de la formation pour former des professionnels possédant la maîtrise technique nécessaire pour des produits de qualité remplissant des conditions de compétitivité en termes de coût, tout en offrant des produits riches et variés."

Le concours est limité pour le moment au Cameroun, sorte de pays pilote, mais Esmod Tunisie n'exclut pas l'élargissement à d'autres pays dans une seconde phase. Cette initiative est un bel exemple du développement des relations Sud-Sud, dans un domaine ou les pays du Maghreb tels que la Tunisie ou le Maroc possèdent une véritable expertise en matière de confection textile.

Clôture des inscriptions le 5 mars 2016. Pour s'inscrire ou pour obtenir plus d'infos sur le concours : http://www.esmod.com.tn/reglement/ 

15.2.16

LA BONNE ACTION DU JOUR : "TOGO SOUL 70"







Togo Soul 70, c'est le projet documentaire initié par la journaliste-réalisatrice Liz Gomis et Julien Lebrun, fondateur du label Hot Casa Records. Avec sa caméra, Liz va suivre Julien au Togo, pour raconter en image le parcours de fabrication d'une compile de sons rares de groove afro des années 70's. 

Du "digging" (recherche de sons rares dans le jargon), à la recherche des ayant droits, jusqu'à la rencontre des artistes, le documentaire promet de nous retracer tout leur périple.





Ce travail de recherches voire de fouilles minutieuses, limite archéologiques,  est génialissime pour tous les amoureux des sons grooves africains. C'est un travail d'autant plus important, qu'il nous permet de découvrir des pans cachés de notre héritage culturel,  de découvrir des sons de l'époque post-coloniale et finalement d'en apprendre d'avantage sur notre propre culture. 

Le label de julien est également à l'origine de la superbe compile "Ivory Coast Soul", que je vous conseille!  J'ai d'ailleurs utilisé un son de cette compile pour illustrer mon reportage sonore sur arte radio (ici).

Pour soutenir le projet de Liz et Julien, participez à leur campagne de crowdfunding ici : http://www.kisskissbankbank.com/togo-soul-70 




10.2.16

"A DAY WITH MISS N'DIAYE" PAR SELLY RABY KANE



"A day with Miss N'diaye", c'est ainsi que se nomme la dernière collection de la créatrice sénégalaise Selly Raby Kane. Une collection toute en classe et élégance, mêlant volume, fluidité et quelques imprimés. Contrairement à la précédente collection "Alien Cartoon", beaucoup plus arty, la créatrice nous montre tout l'étendue de son talent et éclectisme en signant, une fois n'est pas coutume, une collection très féminine.

Selly Raby Kane n'est pas une illustre inconnue sur la scène de la mode africaine. Dès 2009, elle lance sa première collection et se fait remarquée par son style iconoclaste. Elle fait partie de ses designers inclassables, dont l'univers est riche et qui passe du monde de la mode à l'art en toute aisance.













LA BONNE ACTION DU JOUR : FESTIVAL FILMS FEMMES AFRIQUE







L'association Trait d'union, basée à Dakar, est une association franco-sénégalaise créée en 1990 par des femmes pour les femmes et qui oeuvre pour l' insertion des femmes au Sénégal. 

Cette année, l'association organise la 2ème édition du festival Films Femmes Afrique du 19 au 27 février 2016, autour des thèmes "Femmes et travail" et "Femmes et Emigration". 

L'objectif du festival est de permettre l'accès au plus grand nombre à la projection gratuite de 30 documentaires et fictions, mettant en avant des femmes africaines et ceci dans 10 salles dakaroisesPour soutenir ce beau projet, participez à leur campagne de crowdfunding Ulule ici: http://fr.ulule.com/femmes-afrique/ 



site : http://www.filmsfemmesafrique.com 

9.2.16

NEW YEAR, NEW LIFE





Enfin de retour sur le blog après plusieurs semaines d'absence! J'espère que vous avez passé de très bonnes fêtes et que vous avez bien commencé 2016.  Quand je fais le bilan de 2015, je me dis que c'était quand même assez fou, épanouissant et incroyable, malgré l'année noire que nous avons pu traversé sur le plan national.

2015 c'est Afropunk Paris, Afropunk New York et une immersion dans le monde des sapeurs à Brazzaville.
2015, c'est l'année où j'ai mis plein pied dans le journalisme,  que j'ai commencé à écrire pour différents médias, m'essayer à la radio, à la réalisation de vidéos et même aux chroniques TV.
Rencontrer des gens, discuter avec eux, les écouter et partager un moment de vie... En tout honnêteté, je ne pensais pas que le métier de journaliste freelance me plairait autant. De la manière dont je le pratique et le vis, c'est un pur épanouissement personnel. On me demande sans cesse pourquoi je ne traite que de sujets afros, limite comme si c'était une tare. Ma réponse est inéluctablement la même : c'est un choix, un engagement et une exploration personnelle. Qu'ils soient afros ou non, l'intérêt sociétal et culturel, thèmes universels, n'en demeurent pas moins là et c'est bien cela qu'il faut retenir.

Afropunk NY
Afropunk NY
Brazzaville



Les retours, commentaires et messages que j'ai pu recevoir suite à la publication des articles sur Les "repats" pour Mediapart (à lire ici), "le marché de la beauté noire" pour Madame Figaro (à lire ici), "la perte de la langue natale" pour Arte radio (à écouter ici) ou encore la video "Afropunk Paris" pour Trax Magazine (à voir ici), m'ont beaucoup touché. Cela fait déjà depuis 3 ans que je répète sans cesse sur ce blog que nous vivons une forme de révolution culturelle, sociétale et générationnelle au sein de la diaspora noire. Notre génération, bien plus que celle de nos parents, s'affirme dans tous les pans possible de son être, veut valoriser son héritage culturel, le transcender et contribuer au renouveau du regard porté sur l'Afrique.

Je trouve que l'on vit une période incroyablement riche, car nous nous interrogeons sur nous-même et sur le monde qui nous entoure. Nous développons de nouveaux concepts et débats sur des sujets tels que l'appropriation culturelle, sur c'est quoi être Noir aujourd'hui, afropolitain, afropéén, afro-descandants, afro-féministes etc...  les web-séries "Strolling series" de Cecile Emeke , "Polyglot" d'Amelia Umuhire, qui interrogent sur "the Black Expérience" ou la plateforme "Visiter l'Afrique" de Diane-Audrey Ngako qui donne à voir une nouvelle image de l'Afrique, en sont d'excellents exemples et de belles initiatives. Nous sommes en train de reprendre le contrôle de notre narration et en définissons les contours. C'est comme si nous participions de concert à une énorme et profonde conversation globale et collaborative, car il devient plus que nécessaire que la perspective change.

la mode africaine, avec tous les enjeux qu'elle peut recouvrir, participe également de cette conversation globale. Quand j'ai lancé ce  blog il y'a 5 ans, j'avais envie de partager mon amour pour le tissu wax, qui à l'époque était dévalorisé (cela paraît peu croyable aujourd'hui et pourtant!). Et puis de fil en aiguille, de recherches en recherches, j'ai découvert de nombreux créateurs africains avec une créativité folle mais dont personne ne parlait. Alors j'ai eu envie de leur donner de la visibilité, mettre en avant leur travail. A l'époque, j'étais le premier blog français à parler exclusivement de mode africaine, aujourd'hui il y'en a une ribambelle et c'est génial, car plus il y'a de perspectives et de points de vues meilleur c'est. Au fond de moi, j'ai toujours eu ce rêve fou de transformer le blog en un véritable média. Et ce rêve est en train de devenir réalité!

Comme vous l'avez peut-être déjà lu sur les réseaux sociaux, Nothing But the Wax est lauréat du concours Media Maker et a intégré son incubateur dédié aux start-up média depuis janvier.
Le blog va donc devenir un vrai média dans le courant de l'année. Il ne s'agit donc plus tant de moi, mais de nous maintenant, car ce média va être le vôtre. J'ai envie qu'on construise ensemble le média de nos rêves! 

PS : Dans un prochain post, je vous dis tout de ce qui se passe dans l'incubateur et du projet média, en attendant n'hésitez pas à me faire part des vos envies, questions et avis sur les réseaux sociaux, le blog ou par mail à nothingbutthewax@gmail.com

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